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Choisir son contrat d’édition, vous voulez tout savoir sur le sujet ?

Vous avez terminé l’écriture de votre livre ? Votre premier roman est clôturé ? Voilà venu le moment de choisir un contrat d’édition pour faire éditer votre ouvrage. Plusieurs solutions s’offrent à vous, mais connaissez-vous réellement les différences entre ces contrats ? Entre le contrat à compte d’auteur ou le contrat à compte d’éditeur, comment s’y retrouver ?

Et puis, avez-vous pensé à l’auto-édition ? 

Quel dilemme !

Être publié demande de connaître toutes ces notions. Heureusement, pour avoir testé les 3 et grâce à mon expérience d’auteur, je peux vous donner les outils pour choisir avec connaissance vos contrats d’édition. 

Le contrat à compte d’auteur

Signer un contrat à compte d’auteur, c’est engager un prestataire de service qui va prendre en charge la partie technique de l’édition : la diffusion et uniquement celle-ci. En effet, l’éditeur à compte d’auteur n’est pas un vrai éditeur comme on l’imagine. Bien qu’il s’appelle éditeur, il ne va opérer aucune des activités classiques dans le domaine de l’édition. Par exemple, l’auteur devra pratiquement tout payer lui-même : le graphisme, la maquette, la correction, l’écriture de la 4e de couverture et même la promotion. 

En fait, l’éditeur compte d’auteur agit comme un prestataire de service uniquement pour la diffusion du manuscrit. Il n’y a aucune sélection et aucun travail éditorial, aucune proposition de titre ou de changement de couverture. En effet, l’éditeur à compte d’auteur ne lit même pas votre roman. Dès lors, il ne donnera aucun conseil pour améliorer votre ouvrage.

Signer un contrat à compte d’auteur vous autorise à conserver la propriété intellectuelle de vos romans. Il n’y a pas de cession de droits.

Ne vous y trompez pas !

Une édition à compte d’auteur n’agit pas vraiment comme les maisons d’édition au sens propre. Son job est d’imprimer et de diffuser votre livre à des partenaires. Ces derniers ne sont pas forcément intéressants pour vous. Évidemment, les libraires et les salons — tel le Salon du livre – font rapidement la différence et n’acceptent pas toujours les œuvres issus d’un contrat d’auteur.

Le contrat à compte d’éditeur

Lorsque vous signez un contrat à compte d’éditeur, vous entrez dans le schéma classique. C’est l’édition traditionnelle. En fait, c’est un vrai éditeur qui se cache derrière ce type de contrat avec tous les risques financiers. En effet, l’éditeur prend en charge tous les frais liés à l’exploitation, à la diffusion et à la publication et la vente de votre livre.

Ces frais couvrent : 

  • Le recours à un correcteur éditorial pour les corrections du manuscrit ;
  • Définition de l’ibsn ;
  • Le graphisme pour la couverture ;
  • Le comité de lecture (rémunéré) ;
  • Les publicités ;
  • Le choix du volume de manuscrits imprimés et diffusés ;
  • Les déplacements pour les séances de dédicaces aux 4 coins de la France ;
  • Un conseil permanent pour la réussite du roman.

À la signature d’un tel contrat, l’éditeur vous propose le versement d’une avance sur droits appelés aussi avaloirs. C’est une avance qui se négocie lors de la signature du contrat. Quel que soit le nombre d’exemplaires vendus, cette somme forfaitaire n’est pas remboursable par les auteurs.

Vous l’aurez compris, ce modèle de contrat est exclusif, mais l’auteur ne paie absolument rien pour vendre son livre. Évidemment, la maison d’édition qui se charge d’un tel auteur a besoin de contre parties. Généralement, elle se porte sur le droit d’auteur. En effet, l’auteur est dans terme exclusif avec son éditeur. 

– Les droits d’adaptation pour l’exploitation des droits

Dans ce cas-ci, l’éditeur possède tous les droits. Ce sont les droits d’auteur. Il peut alors facilement les céder ou les vendre à un tiers. Soit une nouvelle maison d’édition pour une publication en format poche ou pour une exploitation numérique. Soit vendre l’histoire à la production audiovisuelle, un éditeur étranger et pourquoi pas, même au cinéma. Tous les biens générés par ces adaptations sur les droits cédés seront alors diminués de la part de l’éditeur. Ce sont des droits d’adaptation.

– La clause d’exclusivité

Lorsque vous signez un contrat à compte d’éditeur, vous signez également une clause d’exclusivité. Cela signifie que tous les projets de manuscrits à venir devront être soumis en priorité à cet éditeur. Si et seulement si, il y a un refus de collaboration sur un projet, alors l’auteur sera libre de présenter son manuscrit dans une autre maison d’édition. 

– La rémunération

L’éditeur s’occupe également de la rémunération de l’auteur sur la vente de ses livres. Généralement variable entre 8 % et 10 % du prix de vente hors taxes du livre, l’auteur est alors payé selon les ventes et donc, la réussite de son livre. Dans certains cas, comme le Salon du livre ou lors d’opération spéciale de dédicaces dans les librairies, l’auteur pourra percevoir jusqu’à 20 % du prix hors taxes du livre. Mais, cela se négocie entre auteur et éditeur. Finalement, dans ce type de contrat, tout se négocie. Évidemment, plus on est un auteur à succès, plus on possède de droits à la négociation.

Choisir son contrat, pourquoi pas l’auto-édition ?

Dans ce type d’édition, il n’y a aucun contrat ! 

Simplement, parce qu’il n’y a aucun intermédiaire. L’auteur s’occupe absolument de toute l’exploitation de l’œuvre.

  • La rédaction du roman sans conseil professionel ;
  • Le travail éditorial ;
  • La orrection ;
  • La relecture ;
  • Le choix de la couverture ;
  • La création de la maquette ;
  • La rédaction de la 4e de couverture ;
  • La mise en ligne sur les plateformes de vente ;
  • La vente sous une forme numérique ;
  • L’impression via des imprimeurs en ligne où les frais d’impression sont à sa charge.

Publier un livre et choisir son contrat, ce n’est pas évident, n’est-ce pas ? Alors, vérifiez toujours votre contrat. Certains contrats à compte d’auteur se font passer pour des éditeurs et la confusion est bien présente. Afin d’attirer un maximum d’auteurs à eux, ils proposent des appels à texte espérant dénicher la perle rare. Méfiez-vous et analysez toujours vos contrats avant de les signer. Ou optez pour l’auto-édition.

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Lucie Castel