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Les lecteurs se passionnent pour l’antagoniste du roman

La plupart des romans opposent le héros à une figure menaçante qu’il doit combattre ou vaincre pour évoluer et devenir celui qu’il a le potentiel d’être. Cet antagoniste n’est pas toujours une personne. Ce peut être un groupe, une institution ou même une maladie.

Intéressons-nous au cas le plus fréquent : lorsque l’antagoniste est une personne.

La relation entre le protagoniste et son ennemi juré, l’antagoniste du roman, doit être soignée de manière à ce qu’elle soit crédible et intéressante. Attention, si tu rates ton méchant, tu rates en partie ton héros. En effet, ils fonctionnent en symbiose : c’est leur rencontre et leur combat, les épreuves qu’il lance au protagoniste, qui permettent au héros de se dépasser et de se transcender. Ton histoire est meilleure par la présence de cet antagoniste.

Voici 3 erreurs à éviter pour réussir l’antagoniste de ton roman.

1. Le défaut de motivation

Tu ne veux pas que ton antagoniste soit une marionnette, un personnage creux qui n’a pas d’histoire de vie ou de personnalité. Pour faire court, à part « être méchant », a-t-il d’autres fonctions ?

Nous voyons un tournant très marqué dans les goûts et les attentes des lecteurs. Ils se lassent des figures en noir et blanc, de la dichotomie tranchée entre Bien et Mal, et recherchent des figures d’antagoniste qui soient des personnages à part entière, avec des motivations ou des logiques qu’ils peuvent comprendre même s’ils ne les valident pas.

Evidemment ton antagoniste n’est pas ton héros. Il est donc normal que tu ne puisses pas développer ce personnage avec le même niveau de détails que tu le feras pour ton protagoniste ou que tu le mettes dans des situations qui révèlent toutes les subtilités de son caractère. Mais ce sera ton challenge d’auteur que de choisir les informations qui traduiront pour le lecteur qu’il n’est pas juste méchant « parce que ».

Même des personnages de méchant du type « clown de l’enfer » (le Joker, Loki…) ont reçu un regain d’attention quand on a tenté d’expliciter leurs motivations, le ressort de leurs actions, dans les films et les séries qui les ont mis à l’honneur. Ce n’est parce que tu choisis une figure de psychopathe ou de sociopathe que tu ne peux pas creuser son mode de pensée.

La tendance est clairement à épaissir les motivations et la personnalité de l’antagoniste de ton roman.

2. Des liens peu crédibles entre protagoniste et antagoniste

Il faut qu’on comprenne pourquoi les deux personnages s’affrontent, mais surtout, pourquoi il est important que notre héros se batte contre CET antagoniste.

Une histoire commune de quelque sorte doit les lier ou leurs personnalités doivent entrer en résonance. Quelque chose doit rendre logique que l’antagoniste dépense tellement d’énergie à vouloir se débarrasser de ton protagoniste.

Le lecteur ne doit jamais avoir l’impression que tes personnages sont interchangeables. Fais-lui comprendre quelle est la relation entre ces deux personnes et rend-la crédible. Renforce le lien entre eux.

Pourquoi l’antagoniste de ton roman en veut-il tellement à ce protagoniste ?

3. La toute puissance de l’antagoniste du roman

Attention si ton antagoniste devient omniscient, omnipotent, tout puissant. Comment expliques-tu que ton héros soit en mesure de le vaincre à la fin ?

Même lorsque l’antagoniste est une figure divine ou une entité surpuissante, le lecteur ne doit pas avoir l’impression que la victoire finale du héros n’a pas de sens. Même s’il s’agit d’un accident, le potentiel de cet accident doit être annoncé.

La progression du héros dans son histoire se fait généralement sur le schéma suivant : le roman donne l’impression que l’antagoniste a le dessus et gagne, jusqu’au moment où une bascule s’opère, le protagoniste se révèle et gagne.

Cependant, dans la partie où l’antagoniste gagne, prends garde à ne pas créer une énorme barrière entre la surpuissance de l’antagoniste et l’impuissance du protagoniste. Sinon le retournement de situation sonnera faux.

Le rapport de force doit avoir une logique, quitte à jouer sur le fait que le protagoniste ne connait pas sa vraie force et que celle-ci est révélée petit à petit.

Cela est aussi vrai pour l’intelligence de ton antagoniste. Comment un meurtrier surdoué pourra-t-il être démasqué par un protagoniste qui n’a pas un raisonnement hors du commun ? Le lecteur doit trouver vraisemblable que le protagoniste soit en mesure de le battre.

Par exemple, on donne au lecteur l’impression que le protagoniste n’y arrive pas dans un premier temps parce qu’il n’a pas les bons éléments, mais pas parce qu’il n’est pas intelligent. Il suffit qu’il ait les bons éléments et il démasquera le coupable.

Il suffit que le lecteur connaisse le potentiel du protagoniste même si lui l’ignore pour que la vraisemblance se fasse.

Les grands points de la conversation :

– Le règle de la figure du méchant « anti-héros »
– Le chaos comme ressort du clown de l’enfer
– Traiter le protagoniste et l’antagoniste comme un couple
– Rendre la victoire du héros vraisemblable

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