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Si un livre ne se vend pas, ça n’est pas votre histoire qu’il faut tout de suite remettre en question.

LUCIE CASTEL
5 mensonges d'éditeur

Ne vous laissez pas berner par ces idées reçues sur l’édition !

Si la grande majorité des éditeurs sont des professionnels avertis, soucieux d’entretenir une relation de confiance et d’éthique avec leurs auteurs, un petit nombre d’éditeurs ne jouent pas la carte de la transparence en laissant entendre certaines fausses vérités aux auteurs inexpérimentés. Voici 5 mythes dont il faut venir à bout !

Les maisons d’édition ne vous font pas une faveur en vous publiant.

Nombreux sont les jeunes auteurs à éprouver une grande reconnaissance quand ils décrochent enfin leur premier contrat d’édition. Si ce sentiment est louable, il faut tout de même faire attention de ne pas se placer dans une position d’infériorité par rapport à l’éditeur. L’éditeur et l’auteur s’engagent dans un contrat qui doit être mutuellement profitable et équitable. Ce sont deux professionnels qui décident de travailler ensemble. Attention de ne pas avoir l’impression que l’éditeur fait de vous un élu et donc de vous sentir redevable ou de devoir rester silencieux. Vous devez voir cette relation comme un partenariat.

Si le livre ne se vend pas, ce n’est pas la faute de l’auteur.

Si un livre ne se vend pas, ça n’est sans doute jamais en raison du livre. L’auteur ne doit pas endosser la faute d’un livre qui ne serait pas un succès commercial. En fait, puisqu’il entre dans un contrat avec un éditeur, l’auteur n’a pas la main sur la commercialisation. Il ne peut pas et ne doit pas se sentir coupable en cas de flop. Pour remplir sa part du marché, l’auteur doit proposer un livre de qualité professionnel à son éditeur. Il doit faire de son mieux pour écrire un roman propre, bien rythmé, efficace. Mais une fois que l’éditeur choisit son texte, la balle est dans son camp pour en faire une promotion suffisante. Et parfois, même en faisant la promotion suffisante, le livre ne se vend pas… Mais l’auteur peut se rassurer d’avoir fait tout ce qu’il pouvait faire à son niveau.

Un éditeur ne peut pas vous assurer de signer au cinéma ou à l’étranger.

Certains éditeurs veulent vous convaincre de signer avec eux en vous mettant en avant des relations qu’ils auraient avec le milieu du cinéma ou avec les marchés étrangers. Attention de ne pas vous laisser bercer par des promesses qu’ils ne seront certainement pas en mesure d’honorer. Si l’éditeur peut en effet avoir des liens avec le cinéma ou l’étranger, il est très rare qu’il puisse céder vos droits. Donc, ne signez pas uniquement avec un éditeur pour cette raison car vous serez déçu.

Vous pouvez très bien être publié dans plusieurs maisons d’édition en même temps.

L’expression « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » a aussi son sens quand on parle de publication. D’abord parce que si vous écrivez dans des genres différents, une même maison d’édition n’aura peut-être pas les mêmes contacts pour tous ces genres. Ensuite, parce qu’en cas de relations compliquées ou décevantes avec un éditeur, mieux vaut s’être fait une idée des méthodes de travail et des possibilités dans différentes entreprises.

Vous pouvez écrire dans plusieurs genres.

Si certains éditeurs vous disent qu’il est très mal vu d’écrire dans plusieurs genres, n’en faites pas cas. Par contre, on pourra en effet vous demander de changer de nom de plume selon les genres pour que le genre de votre roman soit tout de suite reconnaissable par le lecteur, et que les libraires puissent en faire la promotion plus facilement.

Les grands points de la conversation :

– Pourquoi certaines idées sont colportées
– En quoi l’auteur n’a pas un devoir de reconnaissance envers l’édition
– L’auteur ne doit pas endosser toutes les responsabilités
– Ce que les maisons d’édition peuvent vraiment promettre
– L’intérêt d’avoir plusieurs noms de plume

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3 Comments

  1. J’ai l’impression que malheureusement les éditeurs mettent tout le marketing uniquement sur leurs “stars” pour le reste c’est aux auteurs de faire leur marketing… Du coup si on est pas dans les gros titres de la maison, je me demande si on a pas intéret à se débrouiller avec l’autoédition. Quitte à faire le marketing autant prendre toute la marge.

    • LICARES Reply

      Je ne veux absolument pas mettre tous les éditeurs dans le même panier et tu as des éditeurs qui sont avec leur auteurs pour bien mettre en avant leurs nouvelles sorties. Après, clairement, pas de langue de bois, dans une maison qui compte un gros catalogues d’auteurs, les choix de répartition du budget pub / marketing sont des choix de paris commerciaux et ils peuvent décider de favoriser certains auteurs et d’aller à fond sur leur pub, plutôt que de mettre un peu d’argent sur tous les auteurs. Et c’est un cercle vicieux, parce que pour prouver à l’éditeur qu’il faut qu’il mise sur toi, il faut que tu vendes… tu as surtout une chance, c’est quand il te signe. Là, s’il pense que ton roman peut cartonner, il peut te mettre vraiment en avant. Mais si tu tombes au mauvais moment parce qu’il a déjà calé son budget et ses sorties…
      Mais pas de désespoir, un éditeur a quand même tout intérêt à ce que ton roman marche.
      Pour ce qui est de l’autoédition, je pense qu’il faut vraiment ne jamais la voir comme une solution par défaut, parce que tu dois être un chef d’entreprise plus qu’un auteur et que la partie marketing est bien plus compliquée que de seulement se faire une mailing list ou un compte sur les réseaux sociaux. Mais je comprends ta remarque… Oui, quitte à avoir l’impression de faire tout le boulot… Mais mieux vaut dans ce cas-là avoir un gros rendez-vous avec l’éditeur et lui demander concrètement ce qu’il met ou ne met pas en place et pourquoi.

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