Écoutez l’épisode :

La peur de l'effort à faire

La peur de l’écrivain débutant de s’engager dans quelque chose de long et difficile

Johanna, notre coach en développement personnel, inaugure une mini-série de 3 épisodes du podcast consacrée aux difficultés de l’écrivain débutant.

L’écriture d’un roman est un projet qui demande plusieurs mois de travail et de persévérance. Si certains sont exaltés par leur projet, d’autres s’inquiètent du chemin à parcourir.

Seront-ils capables de fournir autant d’efforts ? Garderont-ils leur motivation jusqu’au bout ?

La peur de l’effort à faire peut être une peur paralysante qui amène l’écrivan débutant à partir perdant et à procrastiner.

Comment se lancer dans l’écriture de son roman même quand notre projet nous parait au-delà de nos forces ?

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Dédramatiser la douleur

Un premier point d’action consiste à dédramatiser la difficulté à venir. Et si écrire un roman n’était pas un chemin long et difficile, ou en tout cas, n’était pas juste un chemin long et difficile ?

On ne part pas pour 4 mois de galère

L’écrivain débutant doit rester connecté aussi souvent que possible au plaisir d’écrire. S’il souhaite écrire un roman, c’est bien qu’il trouve un contentement et une fierté dans l’acte d’écrire. Imaginer une histoire, créer des personnages, s’interroger sur le choix des mots et des tournures de phrase – ce ne sont pas juste des sources de frustration.

Il importe de ne pas occulter le plaisir que l’on éprouve à écrire en se concentrant complètement sur la difficulté perçue. Et si on ne partait pas pour 4 mois de galère mais bien 4 mois où l’on va pouvoir s’adonner à sa passion et explorer son imaginaire comme on ne l’a encore jamais fait auparavant ?

De même, et si la rigueur et la concentration demandées n’étaient pas aussi accablantes que tu te l’imagines ? N’oublie jamais que nous avons tous des tendances perfectionnistes qui nous font dramatiser l’effort car nous imaginons facilement les extrêmes.

Quand le loisir devient une obligation

La plupart des personnes qui bloquent de peur du travail à accomplir ont de bonnes intentions. Elles souhaitent mener leur projet sérieusement. Elles mettent de l’enjeu à réussir, à aller au bout. Mais elles intériorisent aussi cette idée de “travail” justement. L’écriture qui était jusque là une passion et un loisir se teinte d’obligation et de sérieux.

Or, notre éducation a contribué à nous faire faire des raccourcis dichotomiques.

D’un côté, il y a la détente, le loisir et le plaisir. De l’autre, le travail, les responsabilités et la discipline. Quand l’écriture devient travail, on s’inquiète de perdre tout plaisir et nos mécanismes de résistance se mettent alors en branle.

Il est fondamental de questionner cette dissociation. Et si la rigueur que demande l’écriture d’un roman n’enlevait en aucune façon le plaisir ?

Un projet avec de nombreuses étapes

Outre cette peur de la rigueur et de la discipline attendues, c’est la taille du projet en elle-même qui peut être bloquante. 300 pages à écrire ! 4 mois de travail ! Réussir à écrire une histoire cohérente et captivante alors que je ne sais pas par quel bout commencer l’histoire !

L’écrivain débutant se sent vite dépasser par l’ampleur de la tâche.

La solution est toujours remédier à la confusion en clarifiant le plus possible son projet.

Dans le cadre de l’écriture d’un roman, il s’agit :

  • De prendre le temps de faire le travail préparatoire, autrement dit de travailler en amont de l’écriture ses personnages, les grandes actions de son histoire, voire d’établir un plan détaillé. On définit là où l’on va avec son histoire, comment l’on souhaite que celle-ci se déroule, ce qu’il adviendra de nos personnages.
  • De clarifier les différentes étapes de l’écriture et du travail de relecture, avec si possible des dates d’échéances prévisionnelles pour chaque étape. Ainsi, on sait ce que l’on est censé faire à chaque étape et on a un moyen de suivre sa progression.
  • De découper ses séances d’écriture en temps de travail réaliste avec des objectifs clairs : un nombre de séances réalistes par rapport à ses autres obligations, d’une durée réalisable, un nombre de mots à réaliser, un scène particulière à écrire par exemple. Le plan détaillé prend tout son intérêt pour agir comme une boussole, comme une carte à suivre tout au long des mois d’écriture.

L’idée est de rendre la réussite du projet inévitable en avançant petit à petit, étape par étape. Et surtout en étant le plus clair et précis possible sur des tâches qui nous paraissent tout à fait réalisables !

Les grands points de la conversation :

– Personne ne veut se lancer dans un projet qu’il ne peut pas gérer
– La dichotomie à bannir : travail vs plaisir
– Ecrire un roman est une aventure passionnante
– On ne peut pas “échouer” quand on se lance dans un roman, même si on le finit pas

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