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Masterclass du 25 avril 2020 : 5 clés pour que ton roman soit publié

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à vos questions de la Masterclass !

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Vos questions

1. Les questions relatives à l'écriture

COMMENT TROUVER L'INSPIRATION

[Jamila] Que dois-je faire pour avoir de l'inspiration et des idées ?

Réponse : Nourrir son inspiration est propre à chaque auteur, mais il y a des techniques qu’on retrouve chez beaucoup, comme s'ouvrir davantage sur le monde : voyager (même dans la ville d’à côté), observer ce qui nous entoure, lire, regarder des séries, aller au cinéma, regarder des reportages sur des sujets qui nous intéressent ou même des vidéos YouTube. Bref, il faut être une éponge du monde dans lequel on vit.

VAINCRE LA PAGE BLANCHE

[Jamila] Lorsque je commence à écrire , je me bloque tout de suite. Plus d'inspiration. Est-ce que vous pouvez me donner quelque astuces ? Que dois-je faire ?

Réponse : Le syndrome de la page blanche est bien connu des auteurs. C’est un mécanisme de résistance du cerveau qui craint des situations qui pourraient mener à des échecs. Il faut le rassurer en se parlant à soi-même avec bienveillance et en mettant en place des petits rituels d’écriture (lieu, heures, cadence, planning d’écriture, travail préparatoire, etc.)

[Sarah] Je fais partie de ceux qui écrivent un livre depuis des années j'ai commencé très, trop jeune et je m'y remets en ce moment avec plus d'assiduité, ais-je tort de m'accrocher à ce projet ?

Réponse : Vous avez au contraire raison de vous accrocher si cette histoire vous tient à cœur. Cependant, si ça fait des années, ce n’est pas un durée normale pour écrire un roman, donc c’est révélateur de quelque chose, d’un blocage qu’il faut trouver et régler.

STYLE ET CONSTRUCTION DU ROMAN

[Sarah] Peut-on utiliser un style oralisable dans son écriture et être quand même choisi par les maisons d'édition ?

Réponse : Oui tout à fait, si ça sert la narration.

[Marie] Auriez-vous des indications pour chercher les techniques spécifiques de chaque style d'écriture ?

Réponse : Chaque style est propre à l’auteur. Comme un musicien ou un dessinateur, il faut pratiquer pour trouver son style propre, donc écrire, écrire, écrire encore et toujours. Et évidemment lire. Si vous faites référence aux grands genres littéraires, faites une recherche type «liste littérature de genre », ça vous donnera déjà une bonne base.

[Elisabeth] Est-normal d'avoir l'histoire, les pivots, mais ne pas encore savoir le titre de son roman ?

Réponse : Tout à fait et ce n’est pas grave, car le plus souvent, c’est l’éditeur qui choisira pour vous le titre de votre roman. Donc ne vous torturez pas trop à le trouver.

[Julie] Un manuscrit doit faire combien de mots / chapitres pour être accepté par un éditeur ? Et quelles sont les règles de mise en pages ?
[Elysa] Combien de signes / caractères / mots doit faire a minima un manuscrit ?

Réponse : Pour les règles de mise en pages, c’est variable selon le genre et l’éditeur, de même que la longueur du texte. Il n'y a généralement pas de règle sur le nombre de chapitre. Cependant à moins de 40 000 mots ce n’est pas un roman mais une novella, et au-delà de 200 000, mots ça ne rentrera pas en seul tome au niveau du format papier de l’édition.

[Lorenz] Pensez-vous que certains temps de narration se prêtent mieux à certains genres littéraires ?
[Amélie] Est-ce pareil pour les temps auxquels on écrit ? Les genres se prêtent-ils préférentiellement à un temps de narration ?

Réponse : Il y a des genres qui en effet supportent mieux certains temps, par exemple, la romance contemporaine supporte mieux le présent et la narration à la première personne pour un rendu plus immersif. L’Heroic Fantasy et la SF en revanche supportent très bien une narration au passé. Cela étant, il n’y a aucune interdiction et tout est possible et accepté.

[Christelle] Quels sont les essentiels pour rendre un récit passionnant ?

Réponse : Il faut soigner les dialogues en gérant les règles des incises, avoir un incipit très efficace, gérer les pivots tout au long du roman, faire un plan détaillé chapitre par chapitre pour éviter les problèmes de cohérence, éradiquer quasi tous les adverbes, vérifier la vraisemblance de votre/vos histoire/action/personnages, restez précis et concis sur les descriptions, allez droit au but, modéliser vos personnages.

[Amélie] Peut-on changer de protagoniste dans des chapitres différents ou est-ce à proscrire pour un premier roman ?
[Elysa] Peut-on avoir deux protagonistes ?

Réponse : C’est tout à fait permis, il faut juste ne pas les surmultiplier et bien les modéliser pour qu’on sente le changement de ton dans la narration. Et on peut complètement avoir deux protagonistes.

ÉCRIRE AVEC UN PLAN

[Elisabeth] Que diriez-vous à une personne qui connait le fil conducteur de son livre, mais qui ne fait que recommencer car jamais satisfaite ?

Réponse : Je lui dirais que c’est normal, un fil conducteur n’est pas une base de travail suffisante quand on veut arriver au bout d’un roman. Il faut transformer votre fil conducteur en plan détaillé chapitre par chapitre (nombre de mots par chapitre compris) avec le détail précis des scènes qui s’y déroulent. Ainsi votre cerveau n’est pas distrait et vous filez jusqu’à la fin, car il est bien plus facile de juger la qualité d’une histoire quand elle est finie !

[Sarah] J'ai écris 40000 mots sans aucun plan, je ne savais pas qu'il en fallait un. Dois-je recommencer du début ?

Réponse : Non, faites juste une pause et pensez votre plan à présent pour que votre action soit cohérente et progressive (que vous sachiez quel message vous faites passer et surtout vous permettre de gérer en douceur l’évolution nécessaire de votre personnage) et après, vous vous relirez pour voir si vous n’avez oublié aucun détail pour expliquer votre dénouement.

[Christelle] Peut-on définir incipit ?

Réponse : Votre premier paragraphe au sens strict, mais plus globalement, votre prologue ou votre premier chapitre, Bref le tout début de votre roman.

[Amélie] Comment bien faire un incipit ? Quelles sont les clés de l'incipit ?

Réponse : Il en existe de différentes catégories. Pour un roman de fiction, ce qui marche le mieux reste l’incipit d’action. Donc démarrez par une action et ne noyez pas le lecteur sous un flot d’informations/de personnages/descriptions. L’idée est d’intriguer pas de perdre le lecteur.

LES CODES DES GENRES LITTÉRAIRES

[Julie] Comment trouve-t-on les techniques et les codes de rédaction (selon son genre littéraire) ?
[Clémentine] Où trouve-t-on les codes des genres littéraires? Notamment pour les romances ?

[Bettina] Où trouver une liste la plus exhaustive possible des sous-genres du roman ? Ainsi que les codes qui les régissent ?

Réponse : En faisant des recherches ciblées sur Internet. Ce ne sera pas complet, mais ce sera une bonne base. Ensuite, le plus facile je dirais, est de lire les grands noms du genre de votre choix (la romance par exemple) et d'étudier la structure de leur narration pour y lister les codes. Prenez des notes. Au bout de plusieurs auteurs et livres, on a une structure récurrente qui apparaît. Mais surtout, pour aller plus loin et plus vite, en suivant des formations d’écriture, car comme tout métier, il peut tout à fait s’apprendre comme on apprend à jouer d’un instrument. A ma connaissance, nous sommes les seuls à proposer le détail des codes des principaux genres littéraires dans notre formation Devenir-écrivain : Projet best-seller. C'est un module qui fait presque 6 heures pour vous donner une idée de la complexité de la question.

[Christelle] Est-ce qu'on pourrait avoir une définition de chaque genre littéraire ?

Réponse : Je le fais dans la formation Devenir écrivain : Projet best-seller et le module fait plus de 6 heures. Malheureusement, c’est une question complexe et précise qui ne peut se résumer en un paragraphe. Mais n’hésitez pas à décortiquer les structures narratives des grands noms des genres dans lesquels vous voulez écrire, c’est un très bon début.

[Cécilia, Jamila] Comment déterminer le genre de son roman ?
[Aurélie] Comment on définit à quel genre appartient notre histoire?

Réponse : En connaissant parfaitement les codes et la définition des différents genres littéraires, vous pourrez ainsi savoir dans quelle grande famille de genre vous vous trouvez. A priori, vous lisez les genres que vous affectionnez et dans lesquels vous voulez écrire (le contraire est compliqué), donc vous avez normalement déjà remarqué quelques structures narratives et tropes récurrents dans les romans que vous avez lus et que vous pouvez relire.

[Caroline] Oui mais comment fait on justement si on a été diagnostiqué entre deux genres littéraires : en l'occurrence la fable et le conte ?

Réponse : La réponse courte est qu'il faut choisir et retravailler votre texte, la réponse plus stratégique est que ça dépend vraiment de qui vous a diagnostiquée entre deux genres. Si c’est un éditeur, et que c’est la raison pour laquelle il ne vous publie pas, c’est une fausse raison. S’il est intéressé par votre histoire, mais qu’il craint l’entre-deux, il peut vous demander de faire quelques modifications pour que vous basculiez dans un genre ou un autre, parce que lui connaît bien les codes du genre qu’il publie. Si ce n’est pas un éditeur, retentez d'abord la soumission avant de modifier quoi que ce soit.

[Christelle] J'ai pas trop compris la différence entre littérature blanche et noire...

Réponse : La littérature « noire » c’est la littérature de genre. Initialement, le genre visé était le polar qu’on décrivait comme une littérature à codes, contrairement à la littéraire générale dite plus noble qui n’est pas censée en avoir. Depuis, plus généralement, on parle de littérature « noire » celle qui est de genre (romance = histoire d’amour, polar=enquête, fantastique = éléments surnaturels, etc). La littérature dite « blanche » a été nommée de la sorte par opposition à celle de genre. Elle, elle n’a pas de codes. C’est Albin Michel qui le premier a créé la collection «blanche »

[Lily Kells] Concrètement quelle est la différence entre thriller et polar ?

Réponse : Le polar implique une figure d’enquêteur (officiel ou officieux) et une énigme à résoudre sous forme d’enquête (après vous le connotez : polar historique, polar fantastique, whodunit, polar humoristique etc…). Le thriller implique un complot, un suspens et une ambiance « qui fait peur/stresse » et qui va crescendo. Notez que cette distinction est typiquement française, on ne la fait pas ailleurs.

[Angélique] Quelques conseils pour écrire un whodunit ?

Réponse : Travaillez très très précisément la figure de l’enquêteur et faites 2 plans détaillés. Le premier du point de vue du tueur (qu’on n’utilise pas), le deuxième du point de vue de l’enquêteur (qu’on va suivre), c’est plus facile pour la gestion des indices. Et surtout, surtout, ne pas tricher avec le lecteur : il faut lui donner tous les indices et ne lui en cacher aucun pour ménager sa révélation finale (évitez le fameux et catastrophique deus ex machina). Je n’invente rien, c’est la grande Agatha Christie qui le dit.

[Sarah] J'écris de la romance mais j'aime détailler, notamment une ville visitée par exemple. Est-ce que ça peut risquer de casser le côté romance ? 

Réponse : Oui. Rappelez-vous le message que vous voulez faire passer dans votre roman, l’essence de votre histoire, pourquoi vous la racontez. Si c’est une romance, votre priorité est l’histoire d’amour et l’évolution de vos personnages. Il faut donc y aller tout en douceur sur les descriptions dont le lecteur n’a pas trop besoin (il s’en fiche du fait que vous aimiez décrire les villes que vous avez visitées). N’oubliez pas que vous n’écrivez pas juste pour vous faire plaisir à vous, mais pour servir votre histoire et faire plaisir à vos lecteurs.

[Morgane] Dans quel genre littéraire met-on les histoires de vie, les autobiographies ? 

Réponse : Ça dépend sur quels thèmes porte votre tranche de vie. Si c’est sur un parcours de femmes par exemple, ça peut être de la woman fiction, si ça met en avant une région ou un lieu précis, ça peut être un roman de terroir ou régional, une comédie si le récit est drôle, historique si ça se passe il y a des années, un roman d’initiation si on suit l’apprentissage du héros... Mais, vous pouvez le présenter comme un roman de littérature générale s’il n’est pas connoté. Et un roman biographique est aussi un genre littéraire en soi.

[Marie] Auriez-vous des conseils pour la rédaction d'un roman autobiographique/semi autobiographique ? 

Réponse : J’en aurais pleins, ce qui demanderait plusieurs heures de cours hélas. Mais au minimum, vraiment, travaillez votre plan pour éviter que l’œuvre soit trop linéaire. Il faut gérer les pivots comme un roman de fiction, même quand c’est réel et basé sur une histoire vraie. Si c’est trop linéaire et uniquement une description chronologique de petits événements, ça a peu d’intérêt pour le lecteur, sauf si c’est une figure historique très connue ou une région typique mises en scène (à la Pagnol).

[Amélie] Comment faire la différence entre du young adult et du urban fantasy ?

Réponse : Le Young Adult est un roman contemporain dont les personnages sont majoritairement des adolescents et qui abordent des thèmes liés à l’adolescence (harcèlement scolaire, troubles du comportement, trahison, premières amours, problématiques familiales…). L’Urban Fantasy est une histoire contemporaine dans laquelle, vous insufflez un élément fantastique (exemple : Buffy contre les vampires, Twilight, Sabrina etc). Si votre livre coche les deux cases, vous dites que c’est un Young Adult dans un contexte d’Urban Fantasy.

[Estelle] Tous les conseils sont valables pour les romans jeunesse ou il y a des clés spécifiques pour ce public?[Erik] Je suis aussi intéressé par des info sur le secteur du roman jeunesse et ses caractéristiques ?

Réponse : Le roman jeunesse obéit à des règles tout à fait spécifiques. C’est un petit monde codé. Je vous conseille de vous rapprocher de formations spécifiques au roman jeunesse que nous ne proposons par pour l'instant. Et bien sûr, un bon moyen de commencer à travailler, c’est de lire et étudier les auteurs qui ont pignon sur rue dans ce genre. Vous décortiquez la structure de la narration, vous le faites sur plusieurs ouvrages de différents auteurs et en vous en tirez les règles du genre.

[Caroline] Paulo Coehlo, c'est quel genre ?

Réponse : Essentiellement des romans d’initiation.

LA PHASE DES CORRECTIONS

[Lorraine] Comment gérer les corrections éditoriales à notre niveau ?

Réponse : Avec beaucoup d’humilité parce que la première fois, ça fait mal. Mais surtout, se souvenir que le correcteur travaille dans notre intérêt, il est de notre côté. Son intérêt à lui c’est que votre roman soit la meilleure version de lui-même. Donc, normalement il doit expliquer ses propositions de changement et en débattre avec vous. Au bout du compte c’est vous qui restez décisionnaire, il ne doit en aucun cas modifier votre texte sans votre accord.

[Lily Kells] Comment savoir que le récit est prêt justement ? Quelles sont les techniques dont vous parliez pour que le récit soit "fini & professionnel" ?

Réponse : Alors, c’est le propos de notre module 1 qui fait hélas 6 heures. Mais par exemple, il faut soigner les dialogues en gérant les règles des incises, avoir un incipit très efficace, gérer les pivots tout au long du roman, faire un plan détaillé chapitre par chapitre pour éviter les problèmes de cohérence, éradiquer quasi tous les adverbes, vérifier la vraisemblance de votre/vos histoire/action/personnages, restez précis et concis sur les descriptions, allez droit au but, modéliser vos personnages, etc. Ce qui nous ramène à la notion fondamentale : écrire, c’est un métier, donc un savoir-faire et chaque auteur est un professionnel de l’écriture.

[Julie] Une fois le manuscrit fini, la famille peut-il le lire et donner leur avis ? Ou non, vu qu'elle risque de ne pas être objective ?

Réponse : Faire lire son roman fini à des proches peut donner une bonne tendance parce que vos proches sont des lecteurs comme les autres... si vos proches sont des lecteurs et des lecteurs du genre dans lequel vous écrivez ! Bien sûr qu’ils ne seront pas complètement objectifs, donc il faut prendre du recul sur leurs retours. Le seul qui compte reste celui des professionnels.

[Emmanuelle] Pensez vous qu'il est faisable sans perdre l'éditeur de se libérer complètement des codes classiques du dialogue (j'entend par là les tirets) ?

Réponse : Honnêtement non. Si ces règles ont été inventées, ce n’est pas pour rien, mais pour faciliter la lecture telle qu’on l’a apprise à l’école. Donc, vous en affranchir peut être perçu comme de l’amateurisme. Pour que le lecteur vive une expérience confortable et ne soit pas perdu, il faut respecter les règles de l’édition et de l’impression. D’ailleurs, j’ai déjà vu des manuscrits refusés parce qu’ils n’utilisaient pas les tirets cadratins. Les règles d’édition sont strictes. Donc, à chaque ligne de dialogue, à chaque réplique, un tiret cadratin. On n’utilise plus les guillemets maintenant.

LES QUESTIONS POUR LUCIE CASTEL

[Jamila] Dans vos livres, est ce que il ya des parties dont vous avez vécu ?

Réponse: Oui, tout fait. Quasiment dans tous en fait.

[Jamila] Combien de temps consacrez vous à l'écriture ?

Réponse : En moyenne trois heures par jour. Parfois moins parfois beaucoup plus selon les périodes.

[Jamila] Etre écrivain , pour vous , c'est plus un métier ou une passion ?

Réponse : Les deux. C'est la réalisation d'un vrai métier-passion. C'est traiter l'écriture comme un métier, sans perdre la passion.

[Jamila] Quel était votre premier livre Lucie ?

Réponse : Le Roi sombre, sous le pseudonyme Oren Miller.

[Jamila] Est-ce que en ce moment vous écrivez un livre ?

Réponse : Tout à fait. Il s’agit d’un polar type whodunit qui se déroule à Venise en 1921.

[Jamila] Que ressentez-vous après avoir terminé un livre Lucie ?

Réponse : Du soulagement, de la peur, du stress et un grand sentiment de vide.

[Jamila] Qu'est-ce qui vous a amené à l’écriture Lucie ?

Réponse : Je dirais une pulsion que je ne saurais expliquer et qui me vient de l’enfance. C’est mon canal de prédilection pour m’exprimer.

Ne manque pas cette opportunité de réaliser ton rêve. 

2. Les questions relatives à l'édition

AVANT DE SOUMETTRE...

[Maïlys] Quelle est l'importance de l'avis des bêta-lecteurs avant envoi du manuscrit en ME ? Par exemple, si j'ai 9 lecteurs sur dix qui adorent mon manuscrit, est-ce que je peux leur faire confiance ou je dois me méfier parce qu'ils ne connaissent pas les attentes des ME ?

Réponse : Les bêta-lecteurs sont très importants pour avoir une certaine tendance sur votre narration, c’est un bon test parce que ce sont des lecteurs avant tout. Maintenant, ils ne sont pas des professionnels qui ont suivi une formation de correcteurs éditoriaux, donc il faut exploiter leurs retours, mais bien conserver à l’esprit qu’ils ne sont pas professionnels, donc que c’est sans garantie de la réaction des éditeurs.

[Caroline] A qui faire lire son manuscrit pour un retour pro avant de l'envoyer aux éditeurs ?

Réponse : Il y a deux façons de procéder, l’une n’étant pas exclusive de l’autre. Vous pouvez faire appel à des bêta-lecteurs (des bénévoles qui ont l’habitude de lire et de commenter des manuscrits, vous avez des groupes et des communautés en ligne) et/ou faire appel à un correcteur free-lance (ceux qui travaillent d’ailleurs avec les éditeurs) afin qu’il nettoie votre manuscrit. Dans le premier cas, ça donne une tendance, mais ce ne sont pas des professionnels, dans le second, le travail sera parfait, mais cela implique un coût, qu’en début de carrière, on ne peut pas toujours se permettre.

[Mat, Stef] Comment protéger son roman avant de l'envoyer à une maison d'édition ?

Réponse : Alors, normalement, la maison d’édition se charge de vous le protéger une fois que vous avez signé. Très honnêtement, il n’y a presque aucun risque de vous faire voler votre manuscrit par une maison d’édition. D’abord, parce qu’elle en a bien suffisamment, ensuite parce que comme elle va le publier, ça va se voir immédiatement et ce serait très très mauvais pour sa réputation, si elle était accusée de vol ou de plagiat. Le monde de l’édition est en fait tout petit. Cela étant, si vous souhaitez déposer votre manuscrit (c’est-à-dire acter l’antériorité de votre œuvre) vous pouvez transmettre votre manuscrit par courrier à la Société Des Gens de Lettres (site du même du même nom/onglet « protéger votre œuvre ») pour un montant de 45 euros. Ce dépôt garantit la date d’achèvement du manuscrit.

[Sarah] Doit-on absolument déposer son roman chez un notaire avant d'envoyer son livre à une maison d'édition ?
[Emilie] Faut-il déposer son roman avant de la soumettre à une maison d'édition ?

Réponse : C’est inutile, pour le coup, le notaire n’est pas le mieux placé pour protéger une œuvre. Si vous voulez acter l’antériorité de votre œuvre afin de prouver plus tard au juge un éventuel vol ou un plagiat, envoyez votre manuscrit à la Société des Gens de Lettres (site du même nom, onglet « protégez votre œuvre ») pour un montant de 45 euros. Cela étant, il n’y a presque aucune chance pour qu’une maison d’édition vole votre manuscrit. Si on veut parler de plagiat, il s’agit le plus souvent d’auteurs qui « repompent » des romans déjà publiés et qui ont fait un carton (souvent des romans étrangers d’ailleurs). On plagie les œuvres qui ont fait le buzz, notamment les best-sellers américains parce qu’on croit que ça va moins se voir et que c'est ce que le public veut lire.

[Alan] Y a-t-il un réseautage à effectuer afin de favoriser la prise en considération du manuscrit par l’éditeur au moment où il le reçoit ?

Réponse : Essayez de vous rendre le plus possible en salons et discutez avec les éditeurs qui potentiellement vous intéressent pour récupérer des cartes. Comme ça, quand vous enverrez votre manuscrit, vous pourrez leur dire que vous vous êtes déjà croisés plusieurs fois. Bien sûr, si vous connaissez beaucoup d’auteurs, ils peuvent aussi faire passer votre manuscrit.

[Laura] Est ce que le roman historique (exemple Les piliers de la Terre de Ken Follett) est un marché vendeur en ce moment ? 

Réponse : C’est une niche. Donc ça veut dire un lectorat très ciblé, mais ça veut dire aussi moins de concurrence et que les ME sont ultra spécialisées, donc qu’elles savent très bien comment vendre ce genre littéraire. Je vous conseille vraiment de vous lancer si c’est le genre qui vous plaît, car une niche peut tout à fait se vendre si elle est gérée par une maison d’édition qui sait ce qu’elle fait.

LE DOSSIER DE SOUMISSION ! 

[Marie] Avez-vous un récapitulatif des pièces à fournir avec le manuscrit ? On privilégie l'email ou le papier ?

Réponse : En gros, il vous faut une lettre d’intention, un pitch, une fiche produit, le manuscrit et parfois une synthèse de votre fiche de personnage pour votre héros/héroïne. De nos jours, je dirais que 99 % des maisons d’édition préfèrent le mail.

[Sarah, Marine, Julie, Christelle, Aurélie] De quoi se compose un dossier de soumission ?

Réponse : Il vous faut au minimum une lettre d’intention, un pitch, une fiche produit, le manuscrit, et parfois, une synthèse de votre fiche de personnage pour votre héros/héroïne.

[Marie] C’est quoi un pitch ?

Réponse : C’est un résumé de votre histoire en une page ou deux. En BD ou pour le cinéma, on parle de synopsis.

[Jeanette] Si certains éditeurs signent sans lire le manuscrit, alors le dossier de soumission n'a pas besoin de comporter le roman fini ?

Réponse : Si. Surtout pour un premier roman, il vaut mieux joindre le manuscrit en plus. Le dossier de soumission rassemble les pièces de présentation en plus du roman et permet à l’éditeur de décider de vous prendre ou non, sans avoir à lire votre roman tout de suite. Il gagne ainsi du temps. En théorie, il pourrait vous signer sans le manuscrit parce que votre dossier sera suffisamment clair et complet pour qu’il sache si ça va l’intéresser ou non. C’est juste que comme il ne vous connaît pas, si vous n’avez pas encore votre livre, il peut craindre que vous mettiez trop de temps à l’écrire. Donc, il peut vous dire « ça m’intéresse, revenez avec le manuscrit ». Maintenant, j’ai déjà signé uniquement sur un dossier de soumission, je n’avais que le premier quart du roman d'écrit.

[Elysa] Peut on se faire aider pour constituer ce dossier ?

Réponse : Oui, il existe des formations sur ce sujet (dont la nôtre), cela étant ce sont des documents techniques qu’il faut expliquer, commenter et corriger, donc ça prend un peu de temps, et cela implique une rémunération. Avec la formule avancée de notre formation Devenir écrivain : Projet best-seller, nous donnons à nos élèves un modèle de dossier de soumission qu'ils n'ont plus qu'à copier et personnaliser avec les éléments de leur projet.

[Barbara] Jamais je n'ai vu un éditeur demandé un dossier de soumission quand j'ai soumis un manuscrit...

Réponse : Les éditeurs ne le demandent pas, ils s’attendent à ce que vous le fassiez, c’est ce qui vous fait passer en priorité par rapport à d’autres projets et vous permet de négocier un contrat dans de bien meilleures conditions, et notamment, vous faire signer sur pitch et non sur manuscrit.

[Laura] Des conseils pour écrire son synopsis pour présenter aux éditeurs ?

Réponse : 1) Deux pages maximum, 2) une partie contexte, une partie pivots, une partie dénouement, 3) 0 suspens, vous livrez toute l’intrigue, même le plus gros mystère, 4) soyez concis, précis, et centré sur l’essence de la narration (ne décrivez pas les détails de votre histoire ni tous les rebondissements, même s’ils sont nombreux, j’ai votre manuscrit pour ça).

[Laure-Anne] Pourriez-vous donner quelques conseils pour écrire une bonne note d'intention ?

Réponse : Placez-vous du côté de l’éditeur qui recevrait ses commerciaux et qui devrait présenter en quelques phrases les raisons pour lesquelles votre roman plaira au plus grand nombre de lecteurs. En gros, l’éditeur doit donner l’argumentaire marketing à ses commerciaux pour qu’après, ceux-ci puissent convaincre les libraires de prendre votre livre. Vous dites pourquoi ce livre peut intéresser beaucoup de lecteurs et pourquoi il sera facile de le vendre (notamment sur les thèmes que vous abordez).

[Margot] Si on a une communauté web liée à l'écriture, est-il intéressant de le préciser dans son dossier de soumission ?

Réponse : Oui tout à fait, ça peut faire partie de l’argumentaire marketing, parce que même si des followers ne sont pas forcément des acheteurs, n’empêche que les éditeurs sont sensibles à cet argument.

ÉCRIRE ET PUBLIER UNE SÉRIE

[Emilie] quelles sont les spécificités pour publier une saga ?
[Marine, Amandine] Quand on souhaite écrire une saga, comment doit-on présenter le dossier de soumission ? (doit-on parler de la saga entière supposément déjà écrite, ou devons-nous nous limiter au premier tome ?)

Réponse : Si je veux être parfaitement honnête, il faut commencer par ne pas dire que c’est une saga et à la limiter à trois ou quatre romans. Dans le contexte économique du marché du livre, les sagas ne se vendent pas, si vous n’êtes pas un auteur anglo-saxon très connu ou si vous ne vous êtes constitué une communauté avec quelques publications qui ont marché. Un éditeur n’a aucun intérêt à prendre autant de risques avec un auteur qu’il ne connaît pas et qui n’a pas fait ses preuves. D’ailleurs, souvent il ne signe que sur le premier tome et ne signe les autres que si le 1 s’est vendu. Si vous souhaitez toujours le faire, déterminez dès le départ dans votre dossier de soumission le nombre de tomes et résumez-les tous. Il faut que l’éditeur puisse avoir une vision d’ensemble de l’œuvre finie dès le départ, et ce, même si au moment de soumettre votre dossier, vous n’avez écrit que le tome 1.

[Esther] Dans le cadre d'une trilogie, que faut-il dire à l'éditeur quand on lui soumet le premier tome ? Est-ce qu'on doit parler de l'ensemble du projet, ou focaliser sur le tome 1 ?

Réponse : Oui, vous devez lui résumer toute l’œuvre pour qu’il ait une vision d’ensemble, même si vous n’avez écrit que le tome 1.

[Margot] Lorsque c'est le premier tome d'une saga, doit-on aussi faire le Pitch des autres tomes à l'éditeur ?

Réponse : Tout à fait. Vous dites en combien de tomes vous déroulez votre saga et vous présentez l’œuvre dans sa globalité. Ensuite, vous lui dites qu’il a entre les mains le tome 1. Un éditeur doit savoir pour quelle histoire globale il signe, même si vous n’avez écrit que le tome 1.

[Cécile]  Comment conclure le pitch, s'il s'agit du premier roman d'une trilogie ?

Réponse : Vous faites une page de pitch sur la saga et une sur le tome 1.

LA RELATION AVEC LES ÉDITEURS

[Julie] Une fois que notre premier roman est publié, est-ce qu'il y'a une certaine " pression" ( qu'on se met ou que la ME ou quelqu'un d'autre nous met) pour sortir un deuxième roman ?

Réponse : Vous risquez en effet d’entrer « en concurrence avec vous-même » surtout si le premier roman a plutôt bien marché. Maintenant, je ne connais aucun éditeur mettre la pression sur leurs auteurs parce que les éditeurs savent bien que ce n’est pas comme ça qu’on motive un auteur à écrire et qu’ils ont par ailleurs beaucoup de manuscrits. Par contre, s’ils aiment ce que vous faites, ils peuvent vous demander quels sont vos prochains projets.

[Amandine] Est-ce qu'un éditeur peut refuser que l'on prenne un nom de plume ? Peut-il protéger notre identité civile efficacement ? Ou y a-t-il quand même risque de fuite de son véritable nom ?

Réponse : Au pire, l’éditeur peut vous dire que votre nom de plume n’est pas très adapté au genre littéraire, par exemple, mais en réalité, il prend le nom que vous lui donnez. Et vous pouvez lui spécifier que vous ne voulez pas qu’il communique sur votre vrai nom. Vous pouvez même le faire rajouter dans les clauses de votre contrat. Ça arrive assez souvent, notamment quand certains auteurs déjà connus s’essayent à des genres un peu plus sulfureux, tels que l’érotisme.

[Marine] En tant que femme qui souhaite écrire du fantastique, doit-on forcément publier sous un faux nom ? 

Réponse : Il y a clairement des genres où le choix du pseudonyme (consonance anglo-saxonne, féminine, masculine par exemple…) a une vraie importance. Dans ces cas-là, il ne faut pas hésiter à en parler à votre éditeur qui sera de très bons conseils, puisque son intérêt c’est avant tout que votre livre se vende bien. Ce n'est pas parce que vous soumettez votre manuscrit avec un nom de plume que vous ne pouvez plus en changer avant publication si vous le souhaitez.

[Elysa] Comment aborder les éditeurs en salons ?

Réponse : Très simplement, en leur posant quelques questions ciblées, à savoir que vous aimez leur ligne éditoriale et que vous pensez avoir un projet qui pourrait parfaitement entrer dans cette ligne (attention, allez-y si vous avez déjà écrit votre roman et qu’il est donc prêt à être envoyé, sinon ils ne vous écouteront pas, ils ont l’habitude des personnes qui disent « j’ai une super idée de roman, je suis sûre que ça peut vous intéresser ») et demandez-leur leurs coordonnées, si jamais ils ont l’air intéressés par votre pitch.

[Sarah] Je suis timide, introvertie, j'aime les salons et lire, mais pas vraiment parler, encore moins de moi... J'abandonne tout de suite ! C'est flippant tous les risques à prendre et le travail à faire pour se faire publier, en plus du travail d'écrivain même... 

Réponse : C’est tout à fait normal d’être timide et impressionnée par un monde qu’on ne connaît pas. Il faut vous dire qu’une carrière d’auteur se construit lentement, étape par étape. Ne pensez pas trop au lendemain, faites les choses dans l’ordre en vous renseignant bien et, petit à petit, les choses se mettront en place. Et puis, plein de gens seront là pour vous aider.

[Margot] Faut-il remettre un dossier papier à l’éditeur en salon ?

Réponse : A l’heure actuelle, mieux vaut prendre son adresse mail, et lui envoyer le lundi ou mardi suivant (pour lui laisser le temps de revenir du salon et de retourner à son bureau) en lui rappelant que vous vous êtes rencontrés durant le salon.

[Marie] Combien de temps compter pour une réponse "sérieuse" d’un éditeur ?

Réponse : Alors, c’est très variable, donc je vais vous donner une moyenne : entre 2 et 6 mois. Rarement moins et pas plus. Envoyez à plusieurs maisons si c’est possible (sans leur dire).

[Christelle] Avec tout ça, comment faire confiance aux ME ? {Ndlr : suite aux déconvenues de Lucie avec sa première maison d'édition}

Réponse : Comme n’importe quel artiste qui donc est vendu et distribué par des professionnels, ou comme n’importe quel particulier qui fait appel à des professionnels pour des travaux, ou comme n’importe qui quand on va chez le médecin. Il faut regarder ce qu’elles proposent, ensuite comment elles travaillent et si ça ne vous convient pas en changer. Il n’y a pas plus de gens malhonnêtes chez les éditeurs que chez d’autres corps de métier. Tout est hélas question de mauvaises rencontres et de « faute à pas de chance ». C’est pourquoi, le réseau est essentiel, entre auteurs on parle.

LES PLATEFORMES EN LIGNE ET LES CONCOURS

[Tiffany] Est ce que vous travaillez aussi sur la plate-forme Wattpad ?

Réponse : Non, pas par manque d’envie, mais par manque de temps (et aussi parce que quand vous êtes sous contrat, les éditeurs ont la préférence sur vos textes et ils les publient) et lorsque que je me suis lancée dans l’écriture, la plate-forme avait moins de notoriété que maintenant, donc je ne la connaissais pas. De nombreuses personnes aiment utiliser ces sites pour se motiver et confronter leur texte à des lecteurs. C'est un très bon rite d'apprentissage.

[Mitsu] Participer à des concours est-ce une mauvaise idée ?
 [Amélie] Je participe à des concours d'écriture (des nouvelles principalement), est-ce une bonne façon pour se faire repérer ou bien est-ce inutile ?

Réponse : C’est au contraire une très bonne idée, cela peut vous forcer à tenir une deadline et aller au bout d’un projet, et qui sait, cela peut encourager la maison d’édition à vous proposer un contrat, et si ce n’est pas le cas et que vous êtes sélectionné, cela servira d’argument supplémentaire à votre dossier de soumission, lorsque vous enverrez un manuscrit à une maison d’édition.

CONTRATS ET DROITS D'AUTEUR

[Julie] Est-ce qu'on paye la ME ?

Réponse : Absolument pas. Jamais. C’est elle qui vous paye vos à-valoir (avant de publier votre livre) et après vos droits d’auteurs. Toute rémunération qu’elle vous demanderait est illégale et relève de l’escroquerie (c’est déguiser des contrats à compte d’auteur dans un contrat à compte d’éditeur).

[Tiffany] Faut-il payer le BAT (bon à tirer) de son livre ?

Jamais de la vie. Si la maison d’édition vous le demande, c’est une arnaque. Vous ne devez jamais rien payer à la maison d’édition, c’est elle qui vous paye. Sauf si vous signez un contrat à compte d’auteur, mais dans ce cas, ce n’est pas de la publication, c’est de la vente et mieux vaut passer par l’auto-édition.

[Maëva] Conseillez vous de récupérer les droits d'un roman qu'on a publié dans une ME assez jeune (écrit à 17-18 ans) pour le retravailler en profondeur quitte à le renvoyer à un autre éditeur plus tard ? 

Réponse : Il y a plusieurs écoles, donc je ne vais pas pouvoir vous donner une réponse très tranchée. Clairement, les éditeurs préfèrent publier des inédits, ça, c’est une certitude. Si vous avez été publié, votre roman n'est plus un inédit. Maintenant, selon les conditions dans lesquelles le roman a été publié la première fois (petite maison, peu de tirages, que du numérique, etc.) et si vous argumentez que vous avez beaucoup retravaillé le roman, l’éditeur fera souvent comme si c’était un inédit. Maintenant, si j’avais une stratégie à vous conseiller, ce serait de repartir sur un inédit, signer votre contrat, et ensuite, proposer le premier texte retravaillé à votre éditeur.

[Elysa] Comment avez-vous publié au Canada sans être résidente ni de nationalité canadienne ?

Réponse : Pour un contrat d’édition, vous n’avez pas besoin d’être de la nationalité du pays pour être publié (sinon, nous ne pourrions pas publier des livres d’auteurs américains, anglais, russes par exemple…). Il s’agit simplement d’un contrat international, relevant du droit international (c’est bien le problème, les législations sont différentes). Actuellement, j’ai un éditeur allemand, par exemple qui traduit et publie certains de mes livres. C’est très courant en matière de session de droits d’auteur, parce que les maisons d’édition aiment faire de « l’import » d’auteurs étrangers ou de « l’export » d’auteurs locaux.

[Margot] Par rapport aux droits internationaux, vaut-il mieux les céder ou alors les maisons d'édition française n'en font rien ?

Réponse : Il faut demander à l’éditeur s’il a déjà vendu des droits à l’étranger. S’il vous répond que non, mais qu’il a de grands espoirs pour vous, je vous conseille de ne pas lui céder, c’est qu’il n’a pas le réseau. Si en revanche, c’est déjà arrivé, alors c’est qu’il sait faire. Maintenant, gardez à l’esprit que c’est une chose assez rare que de céder des droits à l’étranger à moins de 80/100 000 exemplaires vendus et essentiellement sur certains genres littéraires.

[Julie] Au niveau des contrats, avez vous des vidéos / articles qui en parle pour mieux comprendre ?

Réponse : Nous avons en effet une leçon sur les contrats d’auteurs dans notre formation Devenir écrivain : Projet best-seller.

[Emilie] A qui peut-on s'adresser pour vérifier le contrat avec nous quand on ne s'y connait pas en droit ? Un notaire ?

Réponse : Un avocat, si possible spécialisé en droits d’auteur. Un agent littéraire qui proposerait ce genre de service spécifique. Et dans quelques temps, Licares.fr, car nous allons sans doute développer cette offre. Mais surtout pas un notaire, ils n’ont aucune qualification sur la question très spécifique du droit des contrats pour les auteurs.

[Sarah] Quel est le nombre d'exemplaires minimum raisonnable ?

Réponse : Tout dépend la maison d’édition et sa politique. Parfois, le nombre d’exemplaires papiers n’est pas si important quand la ME est très présente sur les réseaux et vend énormément en numérique, ou quand elle fait beaucoup de salons. Il faut lui demander ce qu’elle a l’habitude de faire, mais clairement, si vous êtes à moins de 1000 exemplaires, il ne faut signer que si le numérique marche du feu de dieu, parce qu’à 1000 exemplaires « papier », personne ne verra votre roman.

[Marie] Est-ce possible selon vous de vivre de l'écriture ?

Réponse : Oui c’est tout à fait possible, simplement, il faut envisager cette activité comme une véritable entreprise. Cela sous-entend de choisir ses maisons d’édition, d’en changer pour accroître ses chances, de se tenir au courant de ses ventes et de la politique de diffusion mise en œuvre, d’accroître son réseau et peut-être de compléter son écriture par de l’auto-édition. En résumé, si vous voulez faire de l’écriture votre activité professionnelle principale, il faut vraiment vous en donner les moyens et il n’y a pas de certitude, comme c’est le cas de presque toutes les activités non salariées.

L’AUTOÉDITION

[Fabrice] Que pensez vous de l'autoédition ?
[Emmanuelle] Que pensez-vous de Amazon Self Publishing ?

Réponse : Je suis persuadée que l’auto-édition fait partie de l’avenir des écrivains. Les conditions économiques et le système de l’édition traditionnelle sont faits pour être le plus souvent au désavantage de l’auteur (ne serait-ce que la rémunération). Je ne dis pas que c’est fait sciemment par les éditeurs qui seraient d’horribles créatures (ils rament autant), juste que le système de diffusion est créé de telle manière qu’il y a beaucoup d’intermédiaires qui doivent être justement rémunérés et qui expliquent la précarité du statut de l’auteur. Je pense que le statut d’hybride : auteur auto-édité et édité traditionnellement est la voie du futur. Cependant, l’auto-édition est une voie extrêmement difficile, car quand on se lance, on n’est plus auteur, mais chef d’entreprise. Donc il faut tout faire : la maquette, le marketing, la gestion du mailing, l’étude du marché, etc. Et donc, avoir un carnet d’adresses de professionnels (graphistes, correcteurs etc) que vous allez devoir rémunérer. C’est donc un choix lourd de conséquences.

[Julie] Et par rapport à l'auto-édition, c'est plus intéressant que les maisons d'édition ou pas ?

Réponse : Oui et non. Ce sont deux choses totalement différentes qui ne vous apporteront pas du tout les mêmes choses. Gardez cependant à l’esprit que se lancer dans l’auto-édition signifie monter une entreprise et être chef d’entreprise plus qu’auteur. Ce qui veut dire étudier le marché, rémunérer des professionnels (graphistes, correcteurs), constituer un mailing, une backlist, etc. On gagne plus, mais on travaille plus.

[Lily Kells] Sachant que le milieu est assez fermé pour l'horreur, ne faudrait-il pas plutôt que je passe directement par l'auto-édition ?

Réponse : Alors, le problème est que l’auto-édition, c’est du marketing pur. Donc c’est la loi du marché qui doit primer, et clairement, si on regarde le top 100 des livres auto-édités sur Amazon qui est un excellent indicateur (puisque votre plate-forme de vente sera essentiellement Amazon), il n’y a pas d’horreur. Il y certainement une façon de cibler à fond votre marketing pour quand même toucher votre public, mais il sera difficile de faire des chiffres intéressants. Vous devez donc décider si vous voulez avant tout vous faire plaisir sans penser à gagner de l’argent, auquel cas, l’auto-édition est parfaite, mais si vous voulez que ce livre vous rapporte en auto-édition, je vous déconseillerais ce genre qui, comme vous le dites bien, est une niche dans une niche. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise solution, bien sûr, simplement être bien conscient de la réalité. Cela étant, les éditions de L’Homme sans Nom (ou je publie) publie de l’horreur. Vous pouvez tenter de contacter Dimitri Pawlowski, le fondateur de la maison d’édition et qui travaille avec LICARES.

LES AGENTS LITTÉRAIRES

[Margot] Serait-il possible d'avoir une liste des agents littéraires et des genres qu'ils acceptent ?

Réponse : Il n’existe pas de listes de ce genre malheureusement. Par contre, en faisant une recherche Internet en tapant « agents littéraires », vous aurez déjà tous les sites des agents littéraires (ils ne sont pas très nombreux). Il conviendra ensuite de les contacter pour leur demander directement, parce que c’est vraiment selon leur sensibilité personnelle pour la question du genre, et donc ils décident parfois au cas par cas, ils ne l’affichent pas forcément ouvertement.

[Laura] Quels sont les meilleurs moyens de démarcher les agents littéraires ? Faut-il envoyer des extraits ou tout le roman ? 

Réponse : Ils ont tous des sites internet avec leurs coordonnées, donc il faut les contacter pour leur expliquer votre projet, ou vous en êtes, et surtout, pourquoi vous voulez un agent littéraire. C’est à vous de lui dire ce que vous voulez et attendez de lui. Et bien entendu, ensuite, s’il est intéressé, il faudra lui montrer une base de travail au moins, même si ce n’est pas tout un roman.

Sois accompagné pour gagner du temps et ne pas lâcher. 

3. Les questions relatives à la formation

A QUI S'ADRESSE CETTE FORMATION ?

[Alice] Est-ce qu'il faut déjà avoir son projet de roman pour suivre la formation ?

Réponse : La formation Devenir écrivain : Projet best-seller s'adresse à toute personne qui a envie de se lancer dans un projet d'écriture. Elle est pertinente pour des personnes qui ont une idée mais ne se sont pas encore lancées dans l'écriture, comme pour des personnes qui ont déjà écrit du texte mais sont prêtes à le retravailler. Nos élèves sont à la fois des purs débutants et des auteurs déjà publiés qui ressentent le besoin de revoir leur méthodologie. 

[Karo] Est-ce pertinent une telle formation pour un auteur déjà publié en ME ?

Réponse : A toi de voir si tu ressens le besoin de te professionnaliser, que ce soit sur l’écriture ou sur les savoirs administratifs d’un auteur publié. C’est toi qui fixe ton besoin mais nous avons calibré la formation pour qu’elle donne une base solide à toute personne qui se trouve dans un blocage, pour lui permettre d'aller plus loin !

[Audrey] Un éditeur attend que je finisse mon roman et m’a donné des axes de travail... donc, est-ce que la formation peut m’apporter un plus? J’ai fait mon plan et écrit le quart du roman.

Réponse : Oui, tout à fait. La formation professionnalise le travail d'écriture donc elle a vocation à s'appliquer à un nouveau projet mais aussi à la vérification et à la correction d'un projet en cours.

[Aurore]  Si on n'a pas encore de livre en cours mais seulement une envie, avez-vous une formation plus courte, pour "simplement" apprendre les techniques d'écriture ?

Réponse : Non, nous ne proposons pas de formation plus courte pour apprendre les techniques d'écriture car nous jugeons que c'est bien la partie la plus importante et la plus délicate de notre formation Devenir écrivain : Projet best-seller. Elle mérite qu'on prenne le temps et qu'on aille dans le détail. Toutes les autres formations que nous envisageons viennent en complément pour des auteurs qui ont déjà la maîtrise de la technique d'écriture d'un roman et souhaite apprendre les codes d'un genre particulier, avoir un accompagnement de planning et d'organisation ou se lancer en auto-édition.

[Emmanuelle] Pensez vous de fait que la formation peut être pertinente même dans le cas d'un roman autobiographique, par rapport  la gestion des rebondissements alors que les faits sont ce qu'il sont ?

Réponse : Notre formation s'adresse à des auteurs de fiction. Si ton roman autobiographique est bien un roman et pas une oeuvre de non fiction, donc que tu vas justement romancer les faits pour créer un suspens et une intrigue, la méthode de construction d'un roman s'applique et la formation est pertinente pour toi.

[Christelle] La formation est ouverte aussi aux auteurs qui veulent d'auto-éditer ?

Réponse : Tout à fait ! Il est même essentiel pour un auteur auto-édité de se former le plus possible puisqu'il n'aura pas un éditeur pour le guider. Tous les modules sur la construction du roman et la psychologie de l'auteur seront plus que pertinents. Toutefois le module concernant l'édition est principalement axé sur l'édition traditionnelle. Nous avons une leçon dans le module 7 qui explique les avantages et l'intérêt de la voie de l'auto-édition mais aucune leçon pratique pour savoir comment auto-éditer. 

[Erik] Où trouve-t-on les témoignages des anciens élèves ?

Réponse : Sur la page de présentation de la formation ou sur notre page Facebook ! 

LES HORAIRES ET LE VOLUME DE TRAVAIL

[Marie] Combien d'heures de cours et travail perso ?

Réponse : La formation compte plus de 30 heures de cours réparties sur 6 semaines. Elle est ultra complète donc intense. Clairement nous vous conseillons de vous y inscrire avec l'idée que vous allez lui consacrer du temps et de l'énergie. Nous estimons le travail personnel de 30 minutes à 1 heure par jour. 

[Elysa] A quelle heure sont les lives chaque semaine pendant la formation ?

Réponse : Les élèves voteront eux-mêmes sur le jour et l’heure qu’ils préfèrent pour les lives ! Ceux-ci peuvent changer chaque semaine si c’est le souhait des élèves. Lors de la session précédente, les lives étaient les jeudis à 20h00.

[Sarah] J'ai un travail prenant (enseignante) aurais-je le temps de suivre / d'écrire pendant la formation ? (même si je mobilise du temps quotidien, mon travail est très très prenant !)

Réponse : Sur le temps de la formation, les élèves sont invités à blinder le travail préparatoire (paragraphe d'intention littéraire, plan détaillé) et à commencer l'écriture jusqu'à 7000 mots. Certains élèves décident de ne pas visionner tous les modules sur le temps des 6 semaines pour consacrer plus de temps à l'écriture (les deux premiers modules étant ceux avec des exercices) comme l'accès aux vidéos est à vie. Notre coach de projets est là pour aider les élèves à organiser et optimiser leur planning d'écriture pour qu'ils puissent arriver à libérer du temps quotidiennement pour leur projet en plus de leurs autres responsabilités. Attention, si du départ vous vous inscrivez à la formation en étant persuadé de ne pas avoir assez de temps, vous risquez de ne pas partir avec le bon état d'esprit. Être écrivain, c'est toujours devoir gérer d'autres engagements en même temps que son écriture. La majorité des écrivains ont par ailleurs un emploi ou d'autres responsabilités (familiales, des études, etc). Si vous voulez être écrivain, il faut apprendre dès aujourd'hui à faire de l'écriture une priorité non négociable et à aménager ton temps pour pouvoir écrire de manière régulière. Nous vous l'apprenons dans la formation. Oui, ce sera du travail. Oui, ce sera peut-être une réorganisation de ton temps. Mais dans tous les cas, vous ne serez jamais libre à 100% juste pour écrire dans votre vie. 

PARCOURS INDIVIDUALISÉ

[Emilie] Pourquoi il n'y a que 30 places ?

Réponse : Il n'y a que 30 places, car il s'agit du nombre maximum d'élèves que nos formateurs peuvent suivre en même temps, en leur accordant le vrai suivi individualisé proposé dans cette formation. 30 élèves, c'est aussi la jauge maximale pour qu'une classe fonctionne en vraie promotion et que l'entraide et l'émulation collective soient au rendez-vous. Nos avons proposé notre formation en priorité aux personnes abonnées à notre newsletter, d'où 23 places déjà réservées au moment où nous avons fait la Masterclass. Pour la prochaine session (octobre 2020), les personnes qui se seront inscrites à notre liste d'attente seront prioritaires. 

[Erik] Pourriez-vous décrire les exercices personnels ?

Réponse : Dans les deux premiers modules, les élèves sont invités à renvoyer au formateur un certain nombre d'exercices, entre autres : leur paragraphe d'intention littéraire, leur plan détaillé, leur fiche de personnage et un extrait de dialogue. Le formateur leur fait un retour commenté. Les élèves peuvent renvoyer plusieurs fois leur exercice. Dans le module 3, les élèves sont invités à faire un travail d'introspection pour repérer leurs blocages, sous la forme d'un questionnaire exhaustif. Ce travail est personnel et non corrigé. Afin, dans le cadre de la formule avancée, les élèves sont invités à renvoyer 7000 mots de leur manuscrit pour un commentaire éditorial par notre éditeur partenaire.

[Laurene] Pendant la formation a t-on des échanges personnalisés avec les intervenants sur notre projet ?

Réponse : Absolument ! Tu as un accès direct à tous les intervenants par mail et en direct durant les lives. Tu peux leur poser toutes tes questions. Leurs exercices vont aussi te permettre d'avancer sur ton projet et tu pourras leur demander un retour si tu les interpelles. L'analyse éditoriale proposée dans la formule avancée est évidemment un retour direct sur ton texte. Si tu t'es inscrit pendant les pré-inscriptions ou suite à la Masterclass, tu bénéficies aussi d'un appel téléphonique avec notre éditeur et d'une séance de coaching par téléphone ou visioconférence avec notre coach de projets.

LA FORMULE AVANCÉE 

[Erik] Peux-t-on partir sur la formule de base et ajouter le module avancé en cours ?

Réponse : Tout à fait. Les élèves peuvent changer de formule en cours de route s’ils souhaitent finalement bénéficier des avantages de la formule avancée (module 7, analyse éditoriale et modèle du dossier de soumission). Ils devront s’acquitter de la différence de prix en 1 ou 3 fois.

[Caroline] Pourquoi une analyse éditoriale que sur 7000 mots ? Personne ne relira tout notre travail ?

Réponse : La formation ne dure pas tout le temps d'écriture de votre roman et une correction éditoriale est un travail long et fastidieux qui se rémunère très cher. Mais nous l'avons calibrée au mieux pour vous : 7000 mots est la longueur moyenne au bout de laquelle un éditeur se fait une idée claire sur un texte. Au bout de 7000 mots, l’éditeur sait si le texte vaut le coup d’être corrigé et publié ou s’il y a trop de travail à fournir pour le rendre publiable. Notre éditeur partenaire qui se charge de l’analyse éditoriale des textes des élèves se concentre donc sur ces 7000 premiers mots.

D'AUTRES SESSIONS À VENIR ?

[Jeanne] Est ce qu'il y aura d'autres formations à un autre moment de l'année ? Si oui, quand ? Encore en ligne ? Sinon, où si c'est cette fois en présentiel ?

Réponse : La session de mai est complète. La prochaine session de la formation aura lieu en octobre 2020. Pour être prioritaire, inscrivez-vous sur notre liste d'attente. Vous recevrez avant tout le monde les dates exactes, les conditions et les tarifs et la possibilité de réserver votre place. Concernant les modalités de cours, la formation sera à nouveau en ligne. Nous n'envisageons pas que cette formation ait une partie de présentiel mais nous prévoyons de développer notre offre avec des rendez-vous en présentiel pour 2021, par exemple avec des séminaires ou des retraites d'auteur.  

PARLONS DU PRIX

[Esther] Quel est le prix de la formation ?
[Sophie] C'est dommage, tout le monde ne peut pas se le permettre...

Réponse : Retrouve tous les tarifs sur la page de présentation de la formation. N'oublie pas, tu peux payer en 3 ou 6 fois, et le tarif proposé comprend des bonus inédits. Nous avons fait le choix de créer la formation la plus complète et la plus haut de gamme du marché. Elle reflète le nombre d'intervenants mobilisés, la qualité du contenu et la personnalisation à chaque projet d'écriture du nos élèves. Oui, c'est un investissement pour nos élèves. Mais notre objectif en créant L'Institut des Carrières Littéraires était justement d'accompagner les personnes qui souhaitent se professionnaliser, passer du statut d'amateur à celui de professionnel de l'écriture. Et comme pour tout projet professionnel, chacun doit envisager à un moment d'investir sur son projet pour pouvoir grandir et passer au niveau supérieur. 

Ce qu'elles ont à dire :

Formation Devenir Ecrivain

En plus d'une méthode d'écriture et de nombreuses bases techniques, LICARES m'a fait découvrir le monde de l'édition, mais aussi accompagnée dans la rédaction de mon dernier manuscrit. Les modules sont complets, intenses et riches. 

Le module du développement personnel, dont j'espérais énormément, a été au-delà de mes attentes.

Aujourd'hui, je me sens armée et surtout épaulée, car même si la formation est finie, cette première promotion est devenue une véritable équipe où chacun continue d'apporter aux autres ses conseils, son soutien et son expérience. Un grand merci à tous les intervenants !

Isabelle L.


Promo hiver 2020

Je suis satisfaite en tous points de ma formation au sein de LICARES. J’ai bénéficié de cours passionnants, riches en renseignements, pédagogiques ainsi que d’un suivi personnalisé. Je ne pouvais pas rêver mieux !

La formation est très complète, elle englobe tous les aspects du métier et nous dresse un portrait très précis de ce qu’est un auteur au XXIème siècle. Tout est désormais entre mes mains pour avancer vers mon rêve qui est de devenir un écrivain professionnel et je suis plus que motivée pour réussir !
Un énorme merci à LICARES ainsi que tous les intervenants qui sont vraiment géniaux.

Marilyne C.


Promo hiver 2020

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Découvrez Devenir écrivain, une émotion hebodmaire animée par Lucie Castel pour avancer dans votre projet d'écriture.